Les brèves de Maxime Gruber, à Strasbourg !
Des nouvelles d'Éric le SDF, de Chantal Cutajar, de Catherine Trautmann, et les prémices de la campagne électorale des municipales sans oublier Miss Alsace.
En profiter pour voir Eric.
Rendez-vous au CHU de Strasbourg, me voici tôt dans un train bondé pour y parvenir. Je ferai le trajet debout devant l'entrée, nous sommes nombreux dans ma situation, la partie du wagon destinée aux vélos semble plus privilégiée que les humains entassés. Nous devons aussi savoir où poser nos pieds, faisant concurrence aux trottinettes posées au sol. Le train est en retard mais j'avais prévu large.
À la sortie de la gare, je reçois un message m'indiquant que le rendez-vous est retardé de trente minutes. Quand cela veut pas… pire encore, j'ouvre mon sac, il est vide, j'ai oublié mes papiers et mon porte-monnaie. Stoïque, je traverse la place Kléber, vide en ce début de matinée.
Je profite d'aller saluer Eric le SDF, il est bien là sous les arcades de la rue de l'Outre. Assis dans son sac de couchage, je le salue, je vois qu'il a mauvaise mine, il me dit que la nuit a été difficile. Il se lève pour me saluer, je lui demande s'il a eu des retours au sujet de son CV. Aucun !
Rendez-vous au CHU de Strasbourg, me voici tôt dans un train bondé pour y parvenir. Je ferai le trajet debout devant l'entrée, nous sommes nombreux dans ma situation, la partie du wagon destinée aux vélos semble plus privilégiée que les humains entassés. Nous devons aussi savoir où poser nos pieds, faisant concurrence aux trottinettes posées au sol. Le train est en retard mais j'avais prévu large.
À la sortie de la gare, je reçois un message m'indiquant que le rendez-vous est retardé de trente minutes. Quand cela veut pas… pire encore, j'ouvre mon sac, il est vide, j'ai oublié mes papiers et mon porte-monnaie. Stoïque, je traverse la place Kléber, vide en ce début de matinée.
Je profite d'aller saluer Eric le SDF, il est bien là sous les arcades de la rue de l'Outre. Assis dans son sac de couchage, je le salue, je vois qu'il a mauvaise mine, il me dit que la nuit a été difficile. Il se lève pour me saluer, je lui demande s'il a eu des retours au sujet de son CV. Aucun !
Quelle déconvenue, un de ses amis se lève à son tour, un géant, malgré son visage débonnaire, je sens qu'il va mal. La rue, ça abime.
Je reviens sur Eric, on parle de la nourriture posée non loin de lui. Ainsi, il me dit qu'il a d'excellents rapports avec les personnes du quartier, mieux ! Les CRS donnent des rations alimentaires, le voisinage et les touristes ne sont pas en reste.
J'aimerais savoir si les relations avec la mairie ont changé, ou pas. Une équipe était bien venue pour leur demander de déguerpir, mais rien ne s'est passé.
Eric, avec son téléphone portable, lit les actualités et Facebook. Je lui demande son avis sur la campagne de presse orchestrée par la municipalité au sujet d'un bâtiment vacant mis à la disposition d'une association proche de celle-ci. Avec à la clé une subvention de 65 000 euros pour héberger des familles.
Eric reste stoïque, et affirme que ce genre d'opération n'est pas pour lui et ses amis de galère. Ils n'ont pas le profil adéquat.
Pour changer de sujet, Eric m'explique que pour se rendre utile, il nettoie et change les sacs des poubelles de la voirie. Ainsi, il entretient de bonnes relations avec les employés de la ville.
J'aimerais savoir si les relations avec la mairie ont changé, ou pas. Une équipe était bien venue pour leur demander de déguerpir, mais rien ne s'est passé.
Eric, avec son téléphone portable, lit les actualités et Facebook. Je lui demande son avis sur la campagne de presse orchestrée par la municipalité au sujet d'un bâtiment vacant mis à la disposition d'une association proche de celle-ci. Avec à la clé une subvention de 65 000 euros pour héberger des familles.
Eric reste stoïque, et affirme que ce genre d'opération n'est pas pour lui et ses amis de galère. Ils n'ont pas le profil adéquat.
Pour changer de sujet, Eric m'explique que pour se rendre utile, il nettoie et change les sacs des poubelles de la voirie. Ainsi, il entretient de bonnes relations avec les employés de la ville.
Mais... quel sentiment d'impuissance !
Miss Alsace !
Retour à la gare, où il faudra patienter environ une heure avant l'arrivée du train. Je prends mon mal en patience devant l'immonde sapin posé dans le hall. Un clin d'œil à la série d'horreur-fantastique Stranger Things de Netflix. Ainsi, nous sommes bien loin de l'esprit de Noël, la galère continue…
Puis tout bascule enfin dans le féérique.
Voici une grande et très belle femme qui s'approche de l'arbre maléfique. Vêtue avec grande classe, elle ne manque pas d'être remarquée.
La preuve, je la reconnais immédiatement, je lui adresse un joyeux « Bonjour Miss Alsace, jamais deux sans trois! » »
Elle me reconnait, s'arrête, sourit et me fait la bise qui me guérit définitivement de la sinistrose.
Ainsi, elle me dit qu'elle a quelques minutes à me consacrer. On parle de l'élection de Miss France où elle a eu le prix du meilleur défilé, puis de son avenir professionnel. Plutôt de future étudiante d'ailleurs, car elle rendra son titre de Miss en juin. J'envisage une future interview, le temps passe, nous nous séparons pour prendre nos trains respectifs.
Cependant, je m'aperçois que mon moral est enfin bon, la preuve ? Je ne me rappelle plus si je suis entré dans de bonnes conditions de voyage.
Le lendemain, me voici au Club de la presse à Strasbourg, à l'invitation de l'univeristaire et présidente du parti Cap 21, Chantal Cutajar. L'endroit et le parterre de journalistes, habituellement difficiles à faire venir en nombre, sont un signe. Il va se passer quelque chose.
Arrivé pile à l'heure, malgré mes aventures habituelles en train, je suis tout de même le dernier à m'assoir dans le plus grand désintérêt des journalistes. Ainsi, on est peu de chose et c'est tant mieux.
Chantal Cutajar est devant son pupitre, cela devient solennel. Adjointe de Fabienne Keller en 2008, puis de Roland Ries de 2014 à 2020, elle nous rappelle avoir été en charge de la démocratie locale, de la commande publique, de la prévention de la radicalisation, lors de son dernier mandat.
La suite logique de sa démarche actuelle est un appel à l'ouverture face à une mairie hermétique au dialogue, intitulé « la boussole ».
Avec quatre pôles : « La République et la laïcité : le cadre commun », « Co-construire la démocratie : la méthode », « L’exemplarité des élus : la garantie » et « Protéger le vivant : la finalité ».
L'échéance des élections municipales arrivant, c'est le moment des alliances : Chantal Cutajar apporte son soutien à Catherine Trautmann avec qui elle a « déjà travaillé par le passé ». Son choix comme centriste est donc de s'allier à sa gauche avec le Parti socialiste, visiblement le courant passe entre elles.
J'en profite pour envoyer le scoop sur le champ !
Une fois la conférence finie, je m'attarde un peu pour avoir des précisions. Et, en retour, on me pose toujours la même question qui démange les opposants après leur prestation : « Crois-tu que le journal proche de la mairie (pas les DNA. NDA) va nous flinguer ? »
Je réponds toujours oui et les articles de ce journal confirment à chaque fois mon affirmation. Est-ce grave ? Non.
Chantal Cutajar a été la première à rejoindre Catherine Trautmann.
Thibault Vinci du Parti radical de gauche, va-t-il faire de même avant le premier tour ? On ne le croit pas, mais les alliés de la première heure seront plus considérés. Son idéal d'être libéré des autres partis, se démarquer pour retrouver la grandeur historique du PRG est un sacré challenge. Héroïque!
L'inauguration du local de campagne de Catherine Trautmann
C'est le samedi 13 décembre à 10h30, j'avais oublié que le samedi, les trains ne sont pas légion. Devoir attendre plus d'une heure pour un train au temps de trajet doublé et arriver plus qu'en retard, non merci. Je vais jouer au mauvais Français et me déplacer en voiture. Quelle corrida, en plein feu rouge à Strasbourg, des employés de la mairie arrivent, bloquent le passage devant mon capot pour une raison inconnue et me demandent d'aller voir ailleurs.
Le temps presse, je fais le tour du quartier et, lassé, je me gare à la va vite en me disant : la prune est garantie. Je vous le disais, je suis un mauvais Français.
Trente minutes de retard, le local est bondé, comme d'habitude je reconnais les amis du journal. Les personnalités politiques proches de Catherine Trautmann sont bien là, Chantal Cutajar aussi.
Catherine est là, avenante, elle connait mon travail. On parle du mois de mars tout en profitant pour faire des photos, je lui en suis gré.
La voici au pupitre :
Après avoir remercié les participants et l'implication de l'équipe de campagne.
L'ambition de celle-ci est de restaurer la confiance et de redonner de l'énergie dans une situation des plus compliquées, pour ne pas dire catastrophique.
Après avoir remercié les participants et l'implication de l'équipe de campagne.
L'ambition de celle-ci est de restaurer la confiance et de redonner de l'énergie dans une situation des plus compliquées, pour ne pas dire catastrophique.
Un audit sera réalisé pour identifier les marges de manœuvre opérationnelles et garantir la transparence dans les propositions de la campagne électorale.
Certaines mauvaises langues précisent que l'audit sera fait pour ne pas réaliser certaines des propositions. Que nenni, cela sert à trouver ses marges de manœuvre et à savoir exactement quel est le point de départ. Cette transparence dans l'information est l'antithèse de la mairie actuelle.
Chantal Cutajar et son équipe sont à l'honneur. Son expertise pour le climat, celle du cheminement vers 2050 pour une ville décarbonée, et son expérience en matière de démocratie participative sont mises en avant.
La nouvelle municipalité donnera la priorité au dialogue et à l'engagement avec les citoyens pour favoriser une approche participative.
Les premières mesures porteront sur l'établissement de responsabilités claires pour les élus afin d'améliorer les pratiques démocratiques et visent à restaurer la confiance et à redonner de l'énergie grâce au contact direct.
Des problématiques telles que les transports, la mobilité et le stress du quotidien des habitants ont été soulignées.
De belles rencontres avec une équipe croyant en leur victoire.
Maxime Gruber